Holacratie : modèle d’organisation sans manager

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en janvier 2019

Sommaire

En finir avec la hiérarchie pyramidale et opter pour une gestion de l'entreprise plus égalitaire, ce sont les deux mots d'ordre de l'holacratie.

Entre le discours et la réalité, s'agit-il d'un nouveau modèle idéologique pour le monde du travail ou d'une simple technique de management plus souple ? Toutes les réponses dans notre astuce.

Origines de l'holacratie

Formé à partir du grec holos : le tout, et de kratos : le pouvoir, le terme d'holacratie serait dérivé du terme d'holarchie inventé en 1967 par l'écrivain Arthur Kosztler.

Remis au goût du jour à partir de 2007 par une société de software américaine, l'holacratie séduit maintenant de plus en plus d'entreprises à travers le monde.

Holacratie : changer l'organisation de l'entreprise

L'holacratie repose sur un principe simple et qui ferait rêver beaucoup d'employés : « le pouvoir pour tout le monde », soit la disparition des chefs.

Concrètement, il s'agit de remplacer le système pyramidal par un système de cercles qui coexistent. Pour ce faire :

  • les chefs de service sont supprimés et l'entreprise est éclatée en de multiples sous-rôles ;
  • chaque employé se voit attribuer un rôle et une mission « locale » ;
  • avant chaque prise de décision, une partie de l'entreprise se réunit en cercle pour étudier les propositions de chaque personne dans chaque domaine.
  • chaque rôle n'est pas fixe, et un employé peut passer d'une mission à une autre selon ses diverses compétences.

Holacratie : un management plus souple

Si les partisans de l'holacratie sur-vendent leur idée :

  • Elle reste néanmoins une technique de management plus souple qui répartit plus équitablement l'autonomie et les responsabilités tout en créant chez l'employé une conscience de l'entreprise plus grande.
  • Par conséquent chaque employé perçoit mieux son rôle au sein de l'entreprise et tire une plus grande satisfaction de son travail.

Avenir de l'holacratie

La volonté de casser la hiérarchie traditionnelle fait que l'holacratie se confronte souvent aux anciennes habitudes, également de la part des salariés habitués au « boss ».

Cependant, elle est adaptée :

  • aux petites comme aux grandes entreprises ;
  • aux secteurs de services comme à l'industrie ;
  • aux entreprises concurrentielles comme à l'économie sociale.

L'holacratie peut espérer s'imposer tout doucement dans les mœurs des travailleurs.

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