Apprendre à dire non au travail

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Apprendre à dire non au travail

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Pourquoi tant de difficultés à dire « non » au travail ? Dans votre inconscient, dire « non » engendre la peur de nuire aux relations vis-à-vis de ses collègues (peur d’être jugé, de blesser, peur du conflit, d'être rejeté du groupe). Dire « non » peut aussi générer de la peur vis-à-vis de sa hiérarchie (peur d’être considéré comme fainéant, peur d'être remplacé voire d'être licencié).

En réalité, le « non » garantit de la valeur à vos « oui », en posant les limites entre ce qui est réaliste et réalisable, légal, dans vos compétences et souhaitable pour votre carrière. Le « non » est signe de respect et d'affirmation de soi. Le tout est de savoir dire « non » avec respect et en s'expliquant.

Voici quelques conseils pour apprendre à dire non au travail.

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1. Sachez ce que vous devez absolument faire dans votre travail

Pour être efficace dans votre travail, mettez des limites à certaines requêtes. En déterminant les objectifs de votre emploi, établissez la liste de vos priorités.

Listez ce que vous avez à faire

Pour pouvoir dire un « non » argumenté, vous devez savoir ce que vous avez absolument à faire dans la journée ou dans les trois jours qui viennent. Vous serez ainsi vous-même persuadé que, même avec la meilleure volonté du monde, vous ne pouvez vraiment pas dire « oui » à une nouvelle tâche. Dire « non » ne sera plus de l'égoïsme mais du réalisme.

  • Listez tous les projets, dossiers ou activités (une activité est un groupe de tâches) de votre poste.
  • Découpez chaque projet, dossier ou activité en liste de tâches. Chaque jour, faites la liste des choses à faire :
    • Commencez par programmer les tâches importantes et urgentes du jour : à faire absolument.
    • Puis faites celles qui sont importantes mais non urgentes aujourd'hui : à faire s'il reste du temps.
    • Terminez par celles qui ne sont ni importantes, ni urgentes à ce moment-là : à faire s'il reste du temps si les autres tâches sont réalisées.

Intégrez votre liste dans un planning global

Chaque jour, intégrez votre liste dans un planning. Pensez à évaluer la durée de chaque tâche :

    • Prévoyez votre planning sur la semaine, ainsi vous aurez une vision claire de votre activité et de vos disponibilités.
    • Prenez un code couleur par type de priorités. Veillez à ce que, dans vos journées, il y ait toujours les trois types de tâches, cela vous laisse une souplesse et vous permet de répondre à des imprévus.

Attention : une tâche non urgente aujourd'hui pourra devenir urgente demain.

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Faites le point sur votre temps disponible

Vous devez toujours avoir en tête et sur papier (ou à l'écran) vos priorités et réaliser qu'en étant toujours là pour les autres vous ne pouvez pas vous concentrer sur votre travail.

Vos « non » seront alors plus facilement compréhensibles. Grâce à votre planning, vous êtes en mesure d'expliquer votre refus.

2. Apprenez à dire « non » au travail pour fixer des limites

Il est important de fixer des limites, de savoir différencier une requête abusive d'un simple coup de pouce ponctuel.

  • Si la demande n'entre pas dans votre mission et donc dans votre champ de compétences, vous risquez de rencontrer de grandes difficultés si vous dites « oui ».

Vous serez surpris de la réaction de vos interlocuteurs, qui apprécieront le plus souvent vos arguments très professionnels. Un « non » doit toujours s'inscrire dans une relation de respect et se doit d’être expliqué. C'est le « non » brutal qui blesse et agresse.

Les interlocuteurs acceptent le message, car vous vous affirmez clairement et complètement sans heurter et sans perdre le contact. Exprimez-vous avec votre propre personnalité sans susciter l’hostilité autour de vous. Sachez dire « non » sans vous sentir coupable car vous êtes en plein droit.

3. Affirmez-vous par le « non », sans vous imposer

Par le « non », vous affirmez aux autres vos valeurs, vos opinions, votre professionnalisme, votre place. Sachez communiquer sans vous imposer en respectant toujours les autres.

Soignez votre communication

Savoir dire « non » passe par une communication de qualité :

  • Regardez votre interlocuteur dans les yeux : vous manifestez ainsi votre sincérité et vous n’en serez que plus crédible. Une tendance à regarder par terre ou ailleurs révèle votre manque de confiance en vous. A contrario, si vous regardez trop fixement votre interlocuteur, il risque de se sentir mal à l’aise.
  • Mettez-vous au même niveau que votre interlocuteur : assis s'il est assis, debout s'il est debout. Cela établit un rapport d'égalité.
  • Ponctuez vos paroles de gestes appropriés. Cela peut souligner le caractère important, ouvert et chaleureux de vos propos.
  • Adoptez une expression qui concorde avec vos propos.
  • Maîtrisez votre voix. Restez calme.
  • Soignez votre élocution. Si votre réponse est émaillée de longs moments d’hésitation, vous risquez de donner l’impression que vous manquez de confiance en vous.
  • Écoutez, marquez de l'attention à votre interlocuteur : prenez le temps pour répondre. Pour vous laisser le temps, réfléchissez à voix haute sur la question, les difficultés que cela vous pose, les alternatives que vous voyez.

Suivez la méthode JEEPPS

Formulez votre réponse avec la méthode JEEPPS :

  • Je : commencez votre phrase par « Je ».
  • Empathie : tenez compte de votre interlocuteur : « Je comprends. »
  • Émotion : les vôtres et celles de votre interlocuteur : « Je suis gêné d'avoir à refuser, je comprends que cela peut te mettre dans une situation difficile. »
  • Précis : soyez direct : « Non, je ne peux pas parce que j'ai moi-même trois dossiers à terminer, d'ici deux jours. »
  • Persistant : si la personne insiste, répétez (jusqu'à trois fois : technique du disque rayé) : « Non, je comprends que tu sois débordé mais moi aussi j'ai beaucoup de travail. »
  • Solutions : proposez une solution, une autre façon de s'y prendre, une autre personne…
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4. Entraînez-vous à dire « non » dans votre vie quotidienne

Ce n'est pas facile de se débarrasser d'une peur : entraînez-vous au quotidien.

  • Prenez l'habitude de vous affirmer courtoisement.
  • Lorsque vous dites « oui », argumentez votre réponse. Ce sera plus facile ensuite d’argumenter lorsque vous direz « non ».

Ce n’est pas facile tous les jours, mais soyez persévérant !

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